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Pour un sous-titre provocateur, je proposerai l'interrogation suivante:
Le but de la psychanalyse de l'enfant serait-il l'accession au refoulement réussi?
Ce qui rend aussitôt nécessaire une première définition du refoulement réussi — au moins pour souligner d'emblée la labilité des rapports réciproques entre refoulements structurants et refoulements invalidants au cours du développement, et leur coexistence paradoxale — coexistence responsable de l'ambiguïté du qualificatif « réussi ».
Avant cette définition, j'aimerais citer la réflexion de R. Diatkine sur ce même sujet: « Si le but de la psychanalyse de l'enfant est de permettre la reprise de l'évolution normale, si comme certains l'ont souvent avancé, le processus analytique en général reproduit l'évolution de l'appareil psychique, on aboutit un peu trop facilement à l'idée paradoxale qu'à la période de latence, l'exacerbation des résistances est le signe du travail analytique, proposition qui permettrait de tout justifier, y compris des échecs flagrants en psychanalyse. »
Comment faut-il donc situer le travail du psychanalyste d'enfants entre « l'exacerbation des résistances » et le « refoulement réussi »?
Dans la conception de S. Freud du refoulement réussi, on trouve, à l'origine, le refoulement organique, phylogénétique (qui donne toute leur importance aux notions d'odorat, de dégoût et de naissance de la civilisation), puis, la description du refoulement en tant que défense psychophysiologique. Celle-ci est définie par le succès de la « mise à l'écart de la conscience, de la représentation inacceptable » alors