You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
« Que le choix de l'objet se fasse en deux poussées, autrement dit, qu'il existe une période de latence sexuelle, est d'une grande importance dans la genèse des troubles de l'état définitif. » (Trois Essais sur la théorie de la sexualité, note ajoutée en 1915.)
En fait, la période de latence a des repères chronologiques:
— le déclin du complexe d'Œdipe;
— la puberté.
La période de latence détermine la diachronie de la sexualité humaine, concept essentiellement psychanalytique qui, plus qu'introduire le point de vue développemental, souligne la discontinuité de la sexualité présente dès l'origine.
Psychanalyste avec les enfants, nous sommes confronté à l'enfant de la « vérité matérielle », comme le définit André Green: l'enfant de 6 à 11 ans, période de scolarisation, de socialisation, d'éloignement familial où il devient, selon Michel Fain, l'objet d'une planification qui peut être classée dans la rubrique de l'ingérence. Ingérence possible bien sûr, ingérence en particulier dans cet espace où la mère voit grandir son bébé, où les rêves de l'un et de l'autre s'entremêlent et où aux premiers gazouillis, répond le rêve de la mère qui voit le futur héros la confirmer en déesse.
Ainsi, cette invitation vers l'extérieur, le social, où le savoir, de plus en plus organisé par l'ordre du symbolique, peut renouveler la brisure de l'intimité et du secret mère-enfant.
Le secret est un espace, une première demeure inviolable, gardienne du sentiment de sécurité, d'une première organisation maternelle, dont l'enfant est le possédant, « une suite de mots sans suite ».