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Les controverses sur l'origine du monde fantasmatique ne font que stimuler l'intérêt porté à cette « réserve intrapsychique où la névrose puise les moyens de faire échec au refoulement, et la psychose les matériaux qui, d'emblée, serviront à la construction d'un nouveau monde intérieur », comme l'exprime Freud en 1924.
Ces controverses nourrissent en outre les recherches des psychanalystes sur le travail qu'ils font avec les enfants.
Dans sa communication de 1931 à l'AP de Vienne (« Analyse d'enfant dans l'analyse d'adulte »), Ferenczi entend montrer comment, à partir de sa théorie traumatique, il mène une cure d'adulte. En « dorlotant » ses patients, il pense les amener à lutter jusqu'au bout « dans une perspective de réconciliation » avec une « mère tendre », contre la douleur infantile et ses conséquences: le refoulement/clivage « d'une partie de la personnalité », issu du « conflit originel entre le Moi et le monde extérieur ». Il assure qu'avec lui, les états de transe et d'extase (d'ordre hystérique), précédés ou suivis de l'analyse topique, dynamique et économique des conflits intrapsychiques, en permettent la remémoration et l'élaboration, après « qu'ont été fournis au patient les moyens d'éliminer les obstacles aux tendances cachées à l'action et à la répétition ».
Lorsqu'il avait poussé ses patients « à un état de relaxation plus profonde, d'abandon total plus grand aux impressions, tendances, et émotions intérieures qui surgissaient spontanément », il remarquait chez eux des manifestations « plus enfantines, plus naïves… réactivant l'état d'un enfant demandant l'apaisement ».
Puis, lorsque la frustration intervenait, au moment de la prise de conscience de l'insuccès des « représentations hallucinatoires », privés du « bain d'amour d'objet passif », les patients semblaient mourir ou se morceler (se démanteler?).