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La question de pouvoir instaurer un processus analytique chez un enfant est difficile et controversée, même si de nombreux auteurs en ont fait la démonstration, le refoulement en est la charnière. Dès le début de sa réflexion, Freud perçoit que les pulsions sexuelles se distinguent sensiblement des autres. Pour la personne entière l'excitation est vite ressentie comme un danger qu'il faut réduire à un simple seuil de vigilance réceptive, qu'on pourrait dans un clin d'œil à « L'Esquisse » et pour user d'une image électronique, considérer comme une sorte de mise sous tension. Dans leur cas il écrit: « Les pulsions sexuelles se séparent des autres »… « elles échappent à la situation de frustration »1 imposée par la réalité, dans la mesure où elles peuvent se satisfaire dans une activité auto-érotique ou bien encore sur un mode hallucinatoire, c'est-à-dire dans une activité psychique indépendamment de la présence extérieure réelle de l'objet. A la différence, par exemple, de l'appétit de nourriture qui exige la matérialité de l'objet, en ce qui concerne les pulsions sexuelles soumises au désir, la représentation interne suffit à une certaine satisfaction aussi longtemps que cette représentation peut être maintenue, comme en témoigne le « Daa! » extasié de l'enfant à la bobine. Il s'ensuit une persistance inchangée de ces pulsions, même lorsque les conditions extérieures de leur satisfaction directe sont révolues, réalisant un état d'excitation qui comporte son propre plaisir et susceptible d'engendrer toutes sortes de satisfactions associées.
Freud écrit: « La pulsion sexuelle est suspendue dans son développement