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« Qu'est-ce que l'Universel? Le cas singulier. »
A la suite des travaux de P. Marty on a pu parler, surtout en ce qui concerne la « vie opératoire » chez les malades somatiques dont la douleur occupe habituellement la place centrale, d'un vidage de l'appareil psychique, d'un collapsus de l'espace mental. Autant de métaphores qui essaient dé rendre compte du dysfonctionnement mental qui concerne surtout le PCS et même l'ICS.
Par suite d'un trop d'excitation, de la brutalité de sa nécessaire décharge dans le corps, toute activité de liaison entre représentations de chose et représentations de mot se trouve entravée. Le fonctionnement des processus primaires se trouve altéré par une nette prédominance de la condensation sur le déplacement, par un défaut de symbolisation, avec pour conséquence un appauvrissement de l'ICS en représentations de chose. Thèse qui se trouve pour certains d'entre nous très controversée. La maladie somatique pourrait très bien survenir et se développer dans n'importe quelle circonstance et sans rapport avec le fonctionnement psychique de tel individu dont les représentations multiples seraient riches et variées, dont les fantasmes se déploieraient et s'exprimeraient en un large éventail.
Le problème, nous semble-t-il, consiste précisément en l'appréciation de la valeur fonctionnelle des représentations. Aussi sans aborder la question compliquée des processus de somatisation, à partir d'un cas particulier qui nous apparaît relever de ce problème difficile, nous essaierons, après un bref préambule métapsychologique, de bien peser