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Le volume 65 (1984), de l'International Journal of Psychoanalysis est consacré en grande partie au XXXIIIe Congrès international, tenu à Madrid en juillet 1983. Comme le Congrès des Langues romanes de la même année, le Congrès international avait retenu pour thème « Le travail de l'analyste », ou plutôt « L'analyste au travail ». Ce renouveau d'intérêt pour la situation analytique coïncide avec une accalmie de la violente controverse théorique qui a secoué le monde analytique de langue anglaise dans les années précédentes.
En apparence, plus rien ne subsiste des vives polémiques qui s'étaient élevées entre les adversaires de la métapsychologie (Gill, Schafer), et ses défenseurs, dont le plus récent a été J. Sandler, dans un des rapports au XXXIIIe Congrès prépublié en 1983, et traduit depuis dans la Revue française de Psychanalyse. Pourtant à lire les contributions, tant cliniques que théoriques du volume 65, on est impressionné par le changement de style qui caractérise presque tous les articles. Les références autrefois comme obligées à la métapsychologie hartmannienne, par exemple à la neutralisation, au moi autonome, à la zone du moi libre de conflits, ont à peu près disparu. On recommence à s'intéresser aux travaux de Freud antérieurs à Inhibition, symptôme et angoisse. Dans un compte rendu, par ailleurs laudatif, du livre de John Frosch, The Psychotic Process, W. W. Meissner regrette même que les concepts classiquement hartmanniens de l'auteur donnent à son ouvrage un caractère désuet.
Trois essais de ce volume concernent l'œuvre, encore peu connue en France, d'Ignacio Matte-Blanco. Dans son livre, The Inconscious as Infinite Sets (Duckworth, Londres, 1975), Matte-Blanco présente une nouvelle tentative de formalisation mathématique de l'inconscient. Margaret Arden (« Infinite Sets and Double Binds », p. 443-452) expose les idées de Matte-Blanco d'une manière claire et attrayante. Le point de départ de Matte-Blanco e