You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Retenir le thème de l'hystérie en cette année centenaire de la présence de Freud chez Charcot, anniversaire qui a promu un certain nombre de rencontres sur le sujet, prend allure de gageure. Mais justement! dirait R. Diatkine avec le ton humoristique des paradoxes apparents qu'il nous soumet parfois, et de relancer le débat en nous proposant de définir ce que les psychanalystes veulent dire en 1985, lorsqu'ils parlent d'hystérie, tant dans sa version substantivée, qu'adjectivée.
En simplifiant les choses, l'histoire de la psychanalyse ayant débuté par l'hystérie, nous y voici ramenés à sa forme adjectivée près, et c'est tout le problème, ceci après un long détour qui a exploré la psychopathologie et la genèse des états les plus éloignés des indications de l'analyse et des fonctionnements mentaux qui les sous-tendent.
Cependant il ne s'agit pas d'un simple retour en boucle mais bien dialectique, après-coup compris, pour reprendre des termes familiers à Claude Le Guen (et ici dans la théorie) avec ce que cela peut entraîner d'éclairages réciproques entre entités mentales, tant dans ce qu'elles créent que ce dont elles manquent. Et plus encore : où l'hystérie peut apparaître comme modèle dans sa valeur référentielle, aussi bien par rapport à l'organisation du fonctionnement psychique le plus général, que par rapport à la cure. Mais nous avons déjà glissé du substantif à l'adjectif.
Psychopathologie, organisation générale du fonctionnement mental, la cure, tels seraient les trois registres où nous aurions à rencontrer l'hystérie dans ses versions substantivée et adjectivée. Je me limiterai essentiellement aux deux premiers.
Le but de ce travail n'étant pas d'être exhaustif, je partirai d'un développement récent, contenu dans le rapport de Lisbonne d'A. Jeanneau sur l'hystérie et dans la communication de M. Fain, à propos du problème des relations entre hystérie et dépression. Ceci sera pour moi