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« Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être l'organisateur. »
L'hystérie ne serait-elle plus ce qu'elle était ?
D'emblée l'adjectif apparaît plus dynamique, quasi heuristique. En effet, notre pratique nous confronte à des manifestations et à des mouvements d'allure hystérique, utilisés comme mécanismes de défense à certains moments de la cure, chez des patients de diverses structures, dont les défenses prévalentes sont tout autres qu'hystériques.
Une question se pose alors : Qu'en est-il d'une « capacité hystérique » chez tous nos patients ?
L'adjectif mène au verbe, à celui quelque peu barbare d'hystériser, ou à sa forme réfléchie, s'hystériser. En effet, le cadre de la cure semble un terrain privilégié — de par sa mobilisation pulsionnelle et son interdit au voir et à l'agir — pour la mise en scène hystérique.
Se pose alors une autre question : Qu'en est-il de l'hystérisation en tant que processus, destin de la cure analytique ?
Sans qu'il s'agisse d'amener nos patients à devenir des hystériques, ne tentons-nous pas de donner à Eros le pas sur la compulsion de répétition ? Et de permette à ceux qui utilisent l'érotisation comme écran et défense traumatique entre eux et l'objet, d'accéder à une hystérie « de bon aloi », « mieux tempérée » (selon les expressions consacrées), utilisable dans la cure ?
La question devient alors : Y a-t-il suffisamment de capacités d'hystérisation pour permettre le travail analytique, ou bien y en a-t-il trop, au point de le compromettre ?
Parler de l'hystérique (substantif) suscite un embarras chez tous