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La parabole du rubis me semble choisie à merveille pour méditer sur l'impuissance de l'hystérique à se faire comprendre : ainsi que le rubis se colore précisément de la partie du spectre lumineux qu'il n'absorbe pas, ainsi l'hystérique nous renvoie, pour la jouer à l'infini, tel un moteur qui tourne à vide selon l'expression d'une de mes patientes, une relation d'objet qu'il n'a jamais intégrée. Je pense que cette relation est celle qui est communément décrite sous le terme d'identification projective. De même que le rubis est imperméable au rouge, de même l'hystérique est imperméable au jeu des allers-retours vis-à-vis d'un contenant où il se serait d'abord placé lui-même. A mon avis, la petite Lola exprime cela très justement : « Dans mes histoires, je n'y suis pas… » C'est que la relation d'identification projective à laquelle l'hystérique renvoie toujours l'autre n'a pas de sens, car ce n'est pas la sienne.
Je serais sur ce point d'accord avec J. Schaeffer lorsqu'elle met sur un axe qui mène à l'investissement pulsionnel l'identification hystérique primaire à partir d'une transformation de l'identification primaire narcissique. Ce point est à articuler avec la distinction qu'elle effectue aussi entre l'identification projective et l'identification hystérique, selon le vécu contre-transférentiel de l'objet face à l'hystérique. Elle souligne bien, dans le cas de l'identification hystérique, l'absence de l'impact émotionnel propre aux identifications projectives.
Je rapproche l'identification narcissique primaire de l'identification adhésive de type bidimensionnel, tandis que l'identification projective