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L'hystérique souffre pour avoir des réminiscences ; ainsi peut-on tenter de compléter la formulation de Freud en la retournant sur elle-même. Cette articulation de la souffrance et de la réminiscence qui se renvoient l'une à l'autre, nous devons à Jacqueline Schaeffer de nous en avoir magistralement donné le modèle tout au long de son exposé.
Si l'hystérique peut induire un contre-investissement chez son objet du moment, elle n'en court pas moins le risque d'une erreur de réception du message et d'un retour sexuel agressif propre à créer un traumatisme.
Ni la réponse apaisante, ni la réponse traumatique ne sont satisfaisantes. La relance est toujours prête pour « la jouissance narcissique d'un désir insatisfait, le sien et celui de l'autre »1.
Pourquoi ? C'est ce que nous tenterons de voir dans une deuxième partie. Comment? Venons-y maintenant.
L'instantanéité et la massivité de ce que les hystériques nous adressent a parfois quelque chose de sidérant, de contusionnant, qui se dissipe vite en raison d'une attitude secondaire de séduction en retour ou de rejet pour lutter contre cette confusion pourtant si féconde à ressentir et dont on ne fait pas assez l'apologie.
C'est ainsi qu'une patiente, lors du premier entretien, me fait passer par toute une série de sensations heurtées et imprévues. Elle me raconte ses angoisses, ces boules qui l'étouffent, qui roulent sous sa peau. Elle associe sur son beau-père qui la dégoûtait par ses tentatives de pelotage