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Dans l'après-coup du Colloque de Deauville 1985 il m'apparaît que le titre de cette intervention pourrait être indifféremment : « Hystérique, masochique, dépressif(ve) », l'important n'étant pas de dégager une distinction heuristique entre l'emploi du substantif et celui de l'adjectif, mais de pointer ici une mise en série, un enchaînement psychique.
En 1909 Freud conclut son article « Considérations sur l'attaque d'hystérie » par les phrases suivantes : « Au total la crise d'hystérie et l'hystérie en général (c'est moi qui souligne) réinstallent chez la femme un fragment d'activité sexuelle qui avait existé dans les années d'enfance et révélait alors un caractère tout ce qu'il y a de masculin. Et l'on peut fréquemment observer que des filles qui jusque dans les années de la prépuberté montraient une nature et des penchants garçonniers deviennent hystériques à partir de la puberté. Dans toute une série de cas la névrose hystérique ne correspond qu'à une empreinte excessive de cette poussée typique de refoulement qui a éliminé la sexualité masculine pour faire naître la femme. » Dans cette citation Freud souligne évidemment l'action conservatrice du refoulement sur des contenus ancrés par la fixation et demeurés inchangés, dont le destin est alors de faire retour dans les compromis symptomatiques de la névrose.
Jacqueline Schaeffer, dans son introduction qui mêle avec beaucoup d'art et un grand souci d'exactitude la clinique et la théorie, illustre son propos en nous parlant d'une petite Lola qui de « Lolita » prépubère va, au cours de la psychothérapie mais aussi des années, se muer en une Dolorès ». Loia-Lolita, nous dit-elle, rivalisait avec son père dans des récits horribles d'un sadisme étalé. En psychothérapie elle laissait libre cours à des fantasmes mettant en scène un garçon soumis aux pires traitements, étripé, sadisé de toutes sortes de manières. Comme va le souligner A. Jeanneau les fantasmes sadiques, cruels, aptes à déboucher sur une crise d'hystérie appa