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Séduit, bien sûr, je me suis abandonné aux représentations et aux affects de Jacqueline Schaeffer, suivant les péripéties de sa Lola (de motel en motel…) dans ses gaies topiques. Lieux, contenants, prometteurs d'une jouissance inachevée par manque — astuce bien féminine — tantôt de la clef, tantôt de la serrure.
L'hystérisation donc ; ou la capacité hystérique : « capacité d'hystérisation pour permettre le travail analytique ». (…) « de faire en sorte qu'Eros puisse prendre le pas sur la compulsion de répétition» (J. Schaeffer).
Il est dommage que l'exposé, par une sorte de « masochisme primaire », se termine par un triste trope : un « clin d'œil » funeste liant le féminin à la mort.
Un autre étonnement ; l'absence de liaisons ou tout au moins de comparaisons entre l'expression symptomatique corporelle de l'hystérique et la somatisation psychosomatique.
Il est vrai que J. Schaeffer a parlé, mais très allusivement, du préconscient, de son échec par de fausses liaisons. Elle a parlé aussi de : « La gérance du préconscient maternel, apte à organiser la connexion entre représentation de mots et de choses. »
Et voici une première question : Peut-on encore, à l'heure actuelle de la pensée psychanalytique, déconnecter, dissocier, décomposer mots et choses ? Nous vivons encore sous la fascination de la fameuse expression freudienne : les psychotiques « prennent les mots pour les choses et les traitent comme telles », mais nous oublions que la date de cette expression (1915) correspond à une pensée (de Freud) qui