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« En vérité, il s'agit d'une chose dont rien ne peut se métaphoriser comme porte d'accès, puisqu'elle est précisément celle où s'efface la claire distinction du dedans et du dehors. »
Freud n'a jamais rédigé de texte synthétique sur le concept de déni. Le phénomène psychique est pourtant repéré très tôt, dès l'analyse du petit Hans en 1905, et décrit alors comme attitude « naturelle » de refus à l'égard d'une perception désagréable, réaction à l'égard de la réalité externe dont la symétrie par rapport au refoulement, cette « protection contre les exigences pulsionnelles », restera problématique tout au long de l'œuvre. On sait en effet que jusqu'aux derniers écrits freudiens, le refoulement va conserver un statut spécifique, restant « quelque chose de tout à fait particulier, bien différent des autres mécanismes de défense, et co-extensif de l'existence même de l'inconscient ».
Avec la théorisation par Freud de l'organisation génitale infantile et le primat donné au phallus (1923) qui reprend et précise les théories sexuelles infantiles décrites en 1908, l'effet traumatique lié à la vision du sexe féminin va devenir une pièce importante du « montage » freudien de la menace de castration par le père, avec ses deux temps, montage que J. Gillibert, sensible sans doute à son aspect de mise en scène et de mise en sens, appellera « la machinerie de la castration »1