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Depuis longtemps, à la suite de l'observation de changements notables chez leurs patients à la suite des week-ends, des vacances et des interruptions entre deux séances, le problème de la séparation intéresse les analystes. L'analyste peut également observer des réactions aux silences en séance, et la qualité du séparer et du rapprocher, normale et pathologique, telle qu'elle se manifeste dans le travail quotidien avec le patient.
Confronté à la séparation, un patient relativement sain est habituellement capable de supporter urte certaine quantité d'angoisse, de frustration, d'avidité, d'envie, de jalousie et de haine. Un tel patient a la représentation intérieure que l'analyste veille sur lui tout en ayant un commerce mutuel agréable avec d'autres. Il éprouve l'analyste comme soucieux de la vie du patient en dehors de l'analyse sans être trop perturbé par une intrusion excessive ni une identification projective pathologique.
Si le noyau d'une relation suffisamment bonne entre le patient et ses objets est assez bien établi, l'analyste est alors dans une position fructueuse pour montrer les conséquences de la séparation. L'analyste peut montrer comment la relation créative réelle se trouve perturbée par la séparation, à cause des sentiments de jalousie, d'envie et de frustration, etc. Il appartient à l'analyste de préserver ce qui a été acquis en analysant la souffrance, les reproches, les procédés destructeurs et défensifs employés par le patient qui détruit les acquisitions importantes faites ensemble. Ainsi, l'analyste peut-il contribuer à rétablir les bons aspects du travail fait ensemble et fournir au patient l'occasion de voir ce que les éléments destructeurs et défensifs ont produit pendant la séparation. Le patient peut alors faire le deuil de cette perte, faire face à la