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Parmi les concepts clés de la psychanalyse, le concept de déni a été assez tardivement élaboré dans les écrits de Freud (1927-1938), contrairement à d'autres concepts tels que le refoulement ou la négation qui ont existé depuis la naissance de la psychanalyse et ont été progressivement élaborés par la suite.
En outre, le père de la psychanalyse, dès 1927, a décrit le déni comme corollaire du clivage du moi, ce qui a permis un nouvel éclairage de la structure du psychisme, ainsi qu'une réévaluation des catégories de névrose et psychose.
Le déni également, contrairement au refoulement et à la négation, n'a pas fait couler autant d'encre dans la littérature française, avant 1970, que dans la littérature anglo-saxonne; en effet, cette dernière a été sensiblement imprégnée par les notions de déni et de clivage du moi, notions qui ont permis par la suite à M. Klein et à ses successeurs de les développer dans une perspective différente. Mais dès que l'article sur « Le fétichisme » (1927) que Freud a consacré au déni a été rediffusé en 19691, suivi de la rediffusion de l'article de 1938 sur « Le clivage du moi dans le processus de défense » en 19702, et du fait que les psychanalystes ont été dès lors progressivement concernés pour appliquer la cure psychanalytique aux cas dits « limites », la notion de déni occupera