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La traduction récente des Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse par Rose-Marie Zeitlin1 se démarque nettement de l'ancienne traduction d'Anne Berman. La première lecture peut déconcerter. Est-ce bien le même texte ? Celui d'Anne Berman nous était familier, compréhensible, et l'on continuera sans doute à s'y référer, ne fût-ce que pour y trouver l'exemple de ce que furent les premières traductions de Freud. Mais la nouvelle version va certainement s'imposer rapidement tant par sa clarté que par sa fidélité au texte.
En lisant simultanément les conférences de Freud dans les Gesammelte Werke et la traduction de R.-M. Zeitlin, on est frappé par la fidélité à la pensée, aux phrases, voire au style de Freud. Le lecteur français trouve ici incontestablement un accès aussi peu médiatisé que possible au langage même de Freud. Cette traduction devrait même inciter, ce qui n'est pas son moindre mérite, à vouloir approcher le texte original.
On aurait certes pu souhaiter une édition bilingue. Ce manque est en partie compensé par l'excellente initiative qui consiste à indiquer en marge la pagination correspondante des Gesammelte Werke. Ceci facilite une lecture bilingue.
La traductrice a ajouté quelques notes judicieuses ou précisé tel mot allemand de traduction équivoque. Ainsi elle précise chaque fois si le terme de « représentation » ou ses dérivés correspond à Vorstellung (représentation proprement dite) ou à Vertretung (représentance).
Elle propose de traduire par « idée subite » ou « idée qui vient » le fameux et intraduisible terme de : Einfall.
Une traduction trop littérale (le « tombé dedans… ») n'aboutirait plus à des termes français acceptables.
Avant de reprendre certains détails de traduction, essayons de faire sentir par quelques exemples simples la manière dont R.-M. Zeitlin s'est efforcée de produire les phrases freudiennes.
On trouve dans la « Révision de la théorie du rêve » (p. 39) :
« Mais c'est d'une façon générale que le travail du rêve transforme,