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Lorsqu'en juin 1981, après une visite de l'église de Brou, j'envisageais dans le cadre du séminaire de « Jean Bergeret, Henri Vermorel et les autres » ce travail, je me doutais déjà de la difficulté qui m'attendait, mais, plus le temps passait, plus cela m'apparaissait une entreprise difficile1. Cependant, il n'est pas possible de ne pas envisager une approche de ce que représente la problématique œdipienne dans la psychose et son traitement. Cela fait vingt-cinq ans que je « soigne » des patients psychotiques et le besoin m'est venu de me demander où j'en étais avec eux d'abord, autrefois, dans mon métier de psychiatre et, maintenant, dans mon métier de psychanalyste, ayant une fonction de responsabilité d'un secteur de santé mentale.
Ce travail ne se veut qu'être l'ouverture d'un dossier, poser des questions en termes de conflit : quel est le devenir du conflit œdipien dans la ou les psychoses, quelle est l'économie du conflit de la castration et qu'en est-il de tous les « rejetons » de la position œdipienne : le surmoi chez les psychotiques, la sublimation, les identifications, la désexualisation, les formations réactionnelles, la période de latence (je préférerais d'ailleurs le terme de position latentielle) dans cette organisation qui va culminer dans cette sorte de prise en masse de la structure psychotique après le raz de marée de l'adolescence : nouvelle chance pour un aiguillage sur les voies souples de l'organisation névrotique ou au contraire continuité sur les rails mortifères de la psychose.
Je voudrais souligner la difficulté que j'ai rencontrée, comme chacun d'entre nous, lorsqu'il s'agit du travail sur les psychoses : c'est la perpétuelle confusion qui nous guette ou le vide qui fait répéter trois fois la même chose avec l'illusion d'avancer alors qu'on tourne en rond.
Là aussi le travail d'élaboration ou d'écriture se trouve « attaqué »