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Il paraît tout d'abord nécessaire de bien situer le débat que nous entendons ouvrir avec un certain nombre de collègues, en précisant quelle sera notre problématique et quelle entend être notre méthodologie.
Notre problématique demeurera centrée sur ce que nous considérons comme le mécanisme psychotique en général, c'est-à-dire comme le fonctionnement, normal ou pathologique, reposant sur un fond structurel stable et original de nature spécifiquement psychotique, ce qui, de notre point de vue, peut aller de la situation des psychoses infantiles à la schizophrénie ou à la paranoïa en passant par les psychoses symbiotiques et les prépsychoses de l'enfance et de l'adolescence comme par les structures psychotiques « normales » (caractère psychotique), mais en laissant volontairement de côté tout ce qui concerne les évolutions fiées à une pathologie (même grave) du narcissisme : dysharmonies évolutives, états limites (dont sont exclues, pour nous, les prépsychoses), dépressions diverses, psychopathies, psychoses maniaco-dépressives et mélancolie1. Nous ne nous occuperons ici que d'un certain continuum structurel qui nous paraît irréductible et non fragmentable2.
Notre méthodologie entend articuler clinique et théorie de la