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Dans son dernier ouvrage, non traduit en français, intitulé Object Relations Theory and Clinical Psychoanalysis (New York, Jason & Aronson, 1976), l'une des intentions explicites de Kernberg est d'harmoniser la théorie freudienne de « l'instinct » avec celles des « relations d'objet » et de la « Psychologie du Moi ». C'est ce qui lui vaut d'ëtre taxé de distorsion, d'inconsistance et, plus généralement, de confusion par la critique. Milton Klein et David Tribich1 dénoncent ainsi, en Kernberg, un « réformateur humaniste » doublé d'un psychophysiologiste latent ; ce qui, sous leur plume, n'est pas peu dire!…
Pour les « orthodoxes », représentés par Klein et Tribich, les « relations d'objet » doivent, en effet, ëtre subordonnéesà la théorie freudienne des pulsions et ëtre insérées dans son cadre onto-phylogénétique. Elles trouvent (dès 1895) leur point culminant dans le transfert, et leur contrepoint dans les névroses narcissiques (non analysables par absence de transfert objectai). Elles doivent ëtre reliées à l'identification aux objets internes…
La critique s'oppose alors précisément à l'opinion de Kernberg que la théorie des relations d'objet relèverait de la prise en considération du clivage du Moi. Car ce dernier prend naissance, selon Freud, dans le conflit instinctual que le Moi (compromis) cherche à concilier entre Ça et Réalité. Pour les réformateurs, dont Kernberg, le clivage dépendrait de la dépendance infantile et de l'échec de l'Idéalisation, conduisant à la formation de « bonnes et mauvaises représentations » de Soi et de l'Objet. Mais l'objet n'est, selon Freud, que l'élément le plus variable de la satisfaction pulsionnelle, compte tenu de la fixation. Dans la théorie freudienne, il n'y a, de fait, aucune place pour « l'attachement primaire » à une autre personne. Ce dernier est certes la consequence du nourrissage et de la sécurité ; mais c'est selon un « schème phylogénétique » prédominant, sans égard pour l'expérience. Pour Freud, l'objet facilite le d