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Saluons ici une nouvelle Revue de Psychanalyse que nos collègues suisses éditent maintenant annuellement. Elle reflète bien à la fois la tradition et la nouveauté de la psychanalyse suisse, comme la variété culturelle de la société suisse où, nous dit son président Olivier Flournoy, sont réunies « des personnes de langue allemande, française, italienne, obligées parfois de se parler en anglais », ce qui tient de la gageure ; « cet éventail bizarre de langues »se double de celui « d'optiques théoriques variées qui se tolèrent et s'entremëlent » tout en gardant « contre vents et marées… l'inconscient… ciment de la méthode théorique et pratique ».
La qualité et la vigueur de ces travaux retiendront l'attention du lecteur français. Attendons maintenant, avec nos vœuxde succès, les prochaines livraisons de cette excellente revue. Les textes allemands ont été analysés par Georges Hummel et ceux en langue française par Jacques Dufour.
En prologue, comme président de la Société suisse de Psychanalyse, puis comme auteur du premier article, Olivier Flournoy donne le ton. Son texte, « Quelle fin choisir ? », apparaît en effet comme perspective de situer la psychanalyse comme Découverte-Expérience et Deuil de la Fiction. En effet, espace de la relation transférentielle inconsciente, qui impose et plaque sur l'analyste des fragments d'images parentales, la psychanalyse apparaît aussi processus de dévoilement où le transfert, réduit à un effet de mirage dont l'autre est miroir, se doit de laisser place à une relation intersubjective où l'autre est différent, appréhendé dans le conflit, le relatif et le complexe. Le concept de transfert va ainsi prendre corps à l'intérieur du cadre promu par l'énoncé de la règle fondamentale et du setting, là où le patient en situation « d'enfant en détresse » cherche à obtenir satisfaction de l'analyste, parent qui aurait dû, devrait pourvoir à combler les manques et frustrations.
Dès lors, conçoit-on combien l'interprétation comme don de mots va da