You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
De nombreux travaux psychanalytiques récents ont eu pour objet l'évolution de la fonction génitale, tant chez l'homme que chez la femme. Plus particulièrement, sa première étape, la phase phallique, a été étudiée par plusieurs psychanalystes, à commencer par Freud, et ensuite par Mmes Marie Bonaparte, H. Deutsch, Lampl-de-Groot, Ruth Mack-Brunswick, et par MM. Jones, Fenichel et Rado.
Au cours d'une conversation, Mme Marie Bonaparte me mit au courant de ses recherches sur « la phase phallique passive » chez la fillette. Cette notion, confrontée avec l'évolution de la fonction génitale chez le garçon, me permit de mieux comprendre certaines particularités du comportement génital de nombreux hommes, atteints ou non de troubles de la puissance virile.
Rappelons brièvement les faits, à commencer par ceux du domaine de la pathologie, qui, par leur accentuation même, permettent de bien mettre en relief leurs singularités.
Il est bien connu qu'un grand nombre d'hommes atteints de troubles de la puissance sexuelle ne présentent des inhibitions, telles que la chute de l'érection ou son absence, que dans certaines circonstances, comme par exemple, toutes les fois que leur partenaire montre la moindre manifestation de résistance, et qui ne peuvent accomplir le coït qu'avec une femme non seulement consentante, mais prenant les devants.
L'on sait que, chez ces hommes, l'inhibition provient d'une peur de la castration, et que cette peur est liée à des événements de leur enfance.