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A la fin d'un article paru dans cette revue en 19291, nous faisions allusion au « contrat social » ainsi qu'à ses retentissements dans l'âme individuelle. « Chez le normal, disions-nous, les tendances oblatives prennent le pas sur les captatives, autrement dit le moi réussit à imposer au soi le contrat social. Mais la persistance ou la prévalence des secondes implique qu'un élément « asocial » existe chez tout être social. Cet élément le pousse à déchirer le contrat signé par le moi, c'est-à-dire à ne pas tenir compte de l'intérêt d'autrui »2. Nous ajoutions qu'étant basé sur le principe : donner autant qu'on reçoit (ou une valeur correspondante d'argent), ce contrat implique pourtant déjà une oblation (un degré de sacrifice), en tant qu'il apporte une restriction notable à la satisfaction inconditionnelle des pulsions instinctives primitives non encore éduquées, c'est-à-dire non encore sociales. Car ces tendances incitent l'homme, selon les cas, à recevoir sans donner, même à prendre ce qui revient à autrui sans souci de son intérêt, à garder enfin ce qu'il a pris en dérogation aux prescriptions du droit commun.
A l'appui d'observations cliniques, nous avons tenté, en effet, de montrer le rôle considérable joué chez les êtres humains par les pulsions captatives et possessives (syst. CP) et d'expliquer comment elles s'opposent avec succès, chez de multiples névropathes, aux tendances oblatives (syst. O), en admettant que ces dernières existent3. Chez ces derniers,