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La place toute particulière que les auteurs accordent au concept de transformation, tant au travers de l'étude du Pcs que du fantasme et de l'action, m'a conduite à reconsidérer ce que le concept de contenant, tel qu'on l'utilise de nos jours en tant qu'objet capable de transformer ou non son contenu, doit au concept de Pcs tel qu'il fut utilisé par Freud dans sa première topique. Après avoir, au fil de son rapport, évoqué la fonction alpha de ce même contenant en tant « qu'activité onirogène continue » (p. 11), Andrée Bauduin se pose la question : « Où la situer? » (p. 67). Ce que j'entends : où situer une articulation entre les concepts de Pcs et de fonction alpha?
Je m'efforcerai au cours de cette communication d'élaborer cette question, de la poursuivre en une réflexion sur les rapports entre le Moi et le(s) objet(s) inteme(s) porteur(s) de cette fonction alpha, et de l'illustrer enfin par un exemple clinique où, de façon sélective, à une défaillance de cette fonction de l'objet sur la scène psychique, répond une défaillance du Moi.
Pierre angulaire de la première topique, le Pcs s'inscrit dans ce que j'appellerais une « structure étagée » de l'appareil psychique : de l'Ics au Cs s'échelonnent des censures destinées à contrôler l'émergence de ce qui, venant d'« en bas », de l'Ics, jaillirait non sans danger jusqu' « en haut », à la Cs. De ce qui ne peut passer tel quel du lieu de la libre circulation des processus primaires au lieu de la liaison et de la fixité relative des processus secondaires.
Mais si le concept de censure, dans cette perspective, est équivalent à celui de barrière, il ne comprend pas celui d'une transformation propre