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Nous aimerions contribuer aux travaux de ce Congrès en vous rapportant le résumé d'une séance d'un psychodrame de groupe, que nous animons au Centre de Consultations et de Traitements psychanalytiques de l'Institut de Psychanalyse de Paris. Nous l'accorderons aux réflexions qui nous viennent après la lecture des rapports d'Andrée Bauduin et de Michèle et Roger Perron.
Nous tenterons de montrer et de théoriser l'action d'un patient dont le but était de court-circuiter une élaboration fantasmatique, afin de protéger une topique menacée de déstructuration.
Marcel a un long passé de psychothérapies diverses, il est en invalidité depuis vingt ans, vit seul, se plaint de céphalées et de pensées obsédantes qu'il met au compte de masturbations compulsives.
Il tente de vivre des situations de « décharge » dans le psychodrame.
Aujourd'hui, il n'est pas content de la dernière séance. Il n'avait pas pu décharger son agressivité sur une boulangère qui le méprise, une tramée, une moins que rien. Il n'a pas pu lui river son clou.
Nous lui proposons de reprendre la scène de la semaine précédente et il choisit la même thérapeute pour représenter la boulangère. Lui-même sera dans son propre rôle.
D'emblée, il joue de façon neutre, sans agressivité apparente. La boulangère est avenante, lui dit qu'elle l'aime bien, qu'il est un bon voisin qu'elle a plaisir à rencontrer. Il reste plutôt paisible et engage une conversation banale qui n'apporte rien de nouveau par rapport aux fois précédentes.
L'un de nous intervient alors pour mimer une agression à main armée afin de soulager le patient d'une gestion inhibante de son agressivité. Il braque la boulangère et lui demande la caisse. Radieux, le patient lui