You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Les deux rapports que nous avons eu le plaisir de lire en prévision du Congrès organisé par nos amis belges ne pouvaient mieux se répondre et se compléter qu'à partir de ce contraste entre perspectives différentes, donnant la vision du relief et selon deux façons de penser qui se suivent comme un contrepoint.
Andrée Bauduin nous livre toute sa richesse d'associations et provoque celles de chacun au sujet du préconscient, lieu d'échanges et d'équivalences, point de rencontre des mots et des choses, carrefour des destinées de la mentalisation pour être, en un mot, le foyer d'un intense travail psychique. On pourrait croire, en conséquence, qu'en situant leur étude au plus près de l'action, Michèle et Roger Perron nous décriraient une trajectoire pulsionnelle qui traverserait le préconscient sans un regard, ou presque. Or il s'avère qu'à prendre en compte l'action dans la constitution et le sens même du fantasme, rien n'est perdu des finesses de la vie psychique ainsi considérée et plus dynamiquement comprise.
Au commencement était l'action. Postulat historique, phylogénétique, mais plus profondément inscrit encore dans l'ontogenèse individuelle, qui fonde la vie pulsionnelle et suit également son destin, et ne le lâche plus. Dès lors, au-delà des raccourcis de l'acte, ou mieux que la pauvreté mentale de la pensée opératoire, comment donc et sous quelle forme l'action garde-t-elle sa place et maintient-elle son rôle animateur dans les subtilités de la pensée ou les nuances relationnelles ? Qu'en reste-t-il à la fine pointe de notre vie psychique, qui en porterait la marque et définirait peut-être l'essence même de son pouvoir?
Et l'erreur serait de vouloir en suivre la progression génétique d'une manière trop linéaire. On se trouvera mieux de laisser aller la réflexion pour situer sans trop les relier les points forts où l'action se tient dans l'ombre comme l'appui caché de ce qui est manifestement différent. Et surgit d'emblée la nécessité de distinguer le fantasme, qu'o