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Dans les écrits de Freud, le concept de Préconscient connaît successivement deux sorts différents : en 1900, il s'agit d'une instance, en 1923 d'une qualité de fonctionnement. « Nous appelons Préconscient, déclare-t-il en 19001, le dernier des systèmes à l'extrémité motrice, pour indiquer que de là les phénomènes d'excitation peuvent parvenir à la conscience… » Il en parle comme « d'un lieu psychique qui correspond à un point de l'appareil où se forme l'image »2 selon une métaphore optique; une instance intermédiaire entre l'Inconscient et le Conscient.
Après le grand tournant des années 203, le Préconscient devient une qualité de fonctionnement de l'appareil psychique organisé selon la deuxième topique en Ça, Moi et Surmoi. Dans cet appareil, « une représentation latente est une représentation capable de devenir consciente à tout instant… », « les faits psychiques latents sont en réalité des faits préconscients »4.
Une position que Freud conservera jusqu'en 1938 où il confirme que de « cette partie d'inconscient qui passe si facilement de l'état d'inconscient à l'état de Conscient, nous disons qu'elle est “capable de devenir consciente” et nous lui donnerons plutôt le nom de Préconscient »5.
Parallèlement, on assiste à une description progressive de la bipolarité du Moi dont une face se tourne vers la réalité extérieure — c'est le Moi-Conscient, siège de la pensée langagière — tandis que l'autre face se tourne vers la réalité psychique — c'est le Moi-Préconscient, voire Inconscient, siège de la pensée animique.
Dans le but de conjuguer les apports théoriques des deux topiques, nous parlerons ici de la préconscience du Moi, d'une préconscience qui allie les qualités d'instance entre le Moi et le Ça, d'une structure organisatrice,