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La totalité des processus psychiques se présente comme le royaume du préconscient.
Dans une première rédaction de ce texte, j'avais rappelé ce qui, dans la métapsychologie, différencie les rôles et les caractères propres de l'inconscient, du préconscient et de la conscience. J'avais souligné le caractère quelque peu spatialisant de la notion de topique, se ressentant de l'inspiration, dans une certaine mesure neurologique, qui avait marqué certains aspects de l'Esquisse. Et surtout j'insistais sur l'évolution vers la deuxième topique et la désignation, déjà alors implicite et plus tard formulée (dans l'Abrégé) [1], par le terme de qualités psychiques des trois notions que je viens d'évoquer. On se souvient des difficultés éprouvées par Freud pour préciser les dépendances, interférences et oppositions entre les trois instances : ça, moi, surmoi et les qualités de conscience, préconscience et inconscience; et aussi des propos désabusés par lesquels il concluait cette évocation.
Dans la citation que j'ai placée en exergue, Freud affirme, à la fois, deux caractéristiques essentielles des fonctions préconscientes : celle d'être un processus, donc un déroulement dans le temps, ce qui s'oppose à l'intemporalité de l'inconscient et comporte une mouvance et des transformations; l'autre caractéristique concerne la totalité des processus psychiques, ce qui implique son intervention, en quelque sorte au-delà de ses propres limites; soit du côté de l'inconscient pour juguler, au besoin aménager ou refouler secondairement, ou encore opposer des contre-investissements