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« Ce qui fait qu'il existe un déguisement, une élaboration onirique est aussi ce qui fait qu'il y a une mise en latence pulsionnelle à un certain moment du développement infantile » (S. Freud).
Cette proximité d'élaboration entre les rêves et la période de latence est encore affirmée par le rôle du Préconscient qui en est le maître d'æuvre commun. La période de latence n'introduit aucun but pulsionnel nouveau; le travail de l'appareil psychique concerne seulement les transformations et l'achèvement des mécanismes de défense du Moi, donc des aménagements des relations d'objet.
Nous sommes encore dans l'infini des choix; le narcissisme renforcé donne à la vie fantasmatique une expansion nouvelle. Celle-ci est à la fois secrète et à la fois partagée avec les camarades; elle témoigne de l'intense travail psychique en réponse aux exigences du Surmoi naissant, à la nécessité de s'adapter au réel et à la lente constitution de la fonction synthétique du Moi. Toutes ces nouvelles exigences vont verser l'enfant dans l'extraterritorialité familiale où il aura à réactualiser les fantasmes originaires dans une mise en scène nouvelle et créer des fantasmes nouveaux (roman familial, Un enfant battu).
Les rêves diurnes, les fantasmes diurnes, la rêverie, sont des activités psychiques, analogues aux rêves nocturnes, très actifs chez l'enfant à la période de latence, comme nous l'avons déjà indiqué : « Ce sont des accomplissements d'un désir… ils reposent pour une bonne part, sur les impressions laissées par l'expérience infantile…, ils bénéficient, de la part de la censure, d'une certaine indulgence » (S. Freud).
A la frustration du réel, l'enfant répond par la rêverie qui se donne au présent comme « temps où l'on représente le souhait comme accompli »