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« En toute action, le but principal où tend l'agent, soit qu'il agisse volontairement, soit par nécessité de nature, c'est de produire au jour une ressemblance de lui-même. »
Dante1.
M. et R. Perron nous ont judicieusement invités dans leur rapport à réinterroger les ancrages de la réalité psychique dans la relation d'objet, posant la question du jeu des objets internes animant le fantasme par rapport à l'imphcation de l'autre dans les interactions conçues entre deux fonctionnements psychiques.
Ils ont décrit un processus originel en accordant une place essentielle au temps auto-érotique, sa valeur de médiation permettant l'étayage de la pulsion sexuelle sur l'autoconservation et la dimension du besoin. L'archaïque se conçoit comme le temps des représentations d'actions de complémentarité entre une zone érogène et un « objet partiel » qui condense le corps propre et le corps de l'objet, permettant de surmonter la détresse originelle dans l'expérience d'un plaisir de l'agi. On ne peut alors parler de sujet, mais plutôt d'un temps infra-identitaire où le sujet en devenir commence à s'organiser en fonction des expériences de son corps et des oppositions de sensations primitives plaisir/déplaisir, souffrance. Grâce au plaisir pris par le corps dans le mouvement auto-érotique, la psyché peut investir la représentation en image du corps qui en résulte. Le narcissisme originaire peut être conçu comme le produit de la représentation de la zone érogène complétée par son objet, leur union permettant à l'existant de se refléter comme totalité, identique à ce qui ne sera