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Un grand merci à Andrée Bauduin pour son rapport stimulant. Je souhaite mettre l'accent sur quatre propositions qu'elle a formulées et lui poser deux questions.
Comment ne pas souligner son propos lorsqu'elle nous invite à scruter et à approfondir une certaine phénoménologie de la séance au lieu de céder à la tentation d'une construction en termes de fantasmes originaires ou d'une explicitation plus psychologique que psychanalytique des impasses narcissiques du sujet?
Comment ne pas s'associer à sa reprise de l'étude du rôle du Préconscient dans le rêve en en retenant deux points :
— l'accent mis sur la comparaison de Freud entre le travail du rêve et les hiéroglyphes;
— l'accent mis, à la suite de René Diatkine, sur l'affect comme organisateur du courant associatif qui aboutira au rêve mémorisable grâce à l'organisation préconsciente.
Comment ne pas s'interroger avec elle sur le fait que, de l' « Esquisse » à l'Abrégé, Freud considère le Préconscient comme établissant un lien particulier avec les mots sans que la nature de ce lien soit jamais élucidée?
Comment, enfin, ne pas insister avec elle sur le Préconscient comme lieu de transformations !
Ma première question porte sur le langage. Pense-t-elle vraiment comme elle l'écrit qu'il faille laisser au langage verbal son plein caractère conscient? Je pense plutôt comme Anne Clancier dans sa communication prépubliée sur la création poétique et le Préconscient que le Préconscient a deux niveaux : un niveau proche de l'Inconscient et un autre proche de la Conscience. C'est ce qui se retrouve, à mon avis, pour le langage verbal qui possède une double polarité :