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L'importance du facteur « rythme » dans la structuration du préconscient, thèse que nous allons essayer de développer dans ce travail, peut avoir une dynamique semblable à celle que décrivent Michèle et Roger Perron dans leur rapport « Fantasme et action » lorsqu'ils élargissent le concept freudien d'étayage sur la fonction alimentaire de la fonction sexuelle, qui prendra plus tard son indépendance. C'est sur les modèles biologiques d'absorption-expulsion, en tant que modèles d'action, que s'étaye la structuration première du fantasme, puisque le fantasme représente l'action.
Poursuivant cette même idée de la structuration, on peut observer qu'il y a toute une série de fonctions biologiques fondamentales qui se succèdent rythmiquement et qui se réfèrent autant au corps du bébé qu'à celui de la mère, et que le rythme a une valeur de relation entre les deux : le rythme cardiaque de la mère, perçu par le fætus, est sûrement une de ses premières perceptions. De même, le rythme des contractions de l'utérus pendant l'accouchement, le rythme de faim-apaisement avec sa cadence propre à chaque bébé et auquel la mère doit s'adapter et le rythme de succion qui, très tôt, devient une manière de véhiculer et d'externaliser des moments fantasmatiques ainsi que leur composante affective.
De la même manière que certaines fonctions organiques liées à la survie ont un contenu d'action et servent de matrice structurante au fantasme, on peut penser que le rythme avec lequel ces fonctions se succèdent imprègne le fonctionnement psychique dans ses premiers stades de développement.
Andrée Bauduin dit dans son rapport :
« Dans mon projet de définir le Pcs dans ses rapports avec le refoulement, j'avancerai que si le Moi (Moi de la deuxième topique) est celui qui après un conflit exécute, voire commande le refoulement, le Pcs est cette partie du Moi où s'opère le refoulement (et donc le retour du refoulé) ; c'est là qu'il vient jouer sa partie, sur une scène interne où vont se nouer les échanges