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Encore immergé dans ce Congrès chaleureux, et tout animé des idées qui s'y sont échangées, il ne m'est guère possible, je crois, d'avancer des conclusions. J'avoue me sentir d'ailleurs toujours un peu méfiant vis-à-vis des conclusions, méfiance justifiée par mon Petit Robert — parisien… — qui donne pour premier sens de « conclure » : amener à son terme, à sa fin, arrêter, fixer… Personnellement, je ressens ce Congrès, du fait de la richesse de ses apports et aussi de son style, comme une ouverture, une incitation à aller plus loin et non pas du tout comme une clôture.
Je me bornerai donc à avancer, à chaud, quelques réflexions de dernière heure, remerciant par là les collègues et amis qui sont intervenus sur les points que je vais réévoquer.
Sur le temps d'abord, d'excellentes choses ont été dites. Le temps construit, celui des horloges, où se succèdent les événements et les actes, fait partie du cadre. Sa suspension, dans le cadre, ouvre l'attente : celle de l'analyste, signifiée par son silence, et celle du patient, ainsi rendu attentif à des surgissements dont il lui arrive d'être le témoin surpris, parfois effrayé, souvent émerveillé par cet accès à des territoires de lui-même jusque-là insoupçonnés. Cette attente, pour l'un comme pour l'autre, n'est sans doute pas sans analogie avec celle du poète, comme l'a souligné Anne Clancier… sauf que s'instaure alors, vivement ressentie par les deux protagonistes, une communauté dans l'attente : sans doute pas encore interaction, mais sûrement échange. Un échange qui suppose l'admission de la régression formelle, et renvoie sans doute à de très anciennes expériences. On a souligné à plusieurs reprises, au cours de la discussion, que l'analyste peut alors, transitoirement, ainsi que nous l'a dit Sarah Botella, éprouver une sensation de confusion, voire d'inquiétante étrangeté ; et l'on a dit comment il ne fallait pas se hâter de réduire ce moment fécond par la mise à distance, la théorisation, l'interprétation hâtive. Il es