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Mon introduction de cette année sera très particulière. Dès que nous avons choisi le sujet, avec Alain de Mijolla, plusieurs choses se sont imposées à mon esprit :
— d'abord, des éléments autobiographiques dont le premier remonte à ma toute petite enfance, et donc à ma prénévrose et à ma névrose infantile;
— après cette remémoration, j'ai repensé à mon parcours analytique.
A ce sujet, dans mon introduction concernant la durée en analyse, je vous ai fait part de ma formation dont la durée a été brève : il en était ainsi à l'époque. J'avais également signalé que mon analyse n'avait pas été suivie par des tranches.
Or, j'avais omis de vous dire que je n'avais pas, ou presque pas, de contrôle en bonne et due forme, comme cela se pratique aujourd'hui.
J'écrivais, vers la fin de mon analyse, mon mémoire d'adhérent.
Avec Parcheminey, à Sainte-Anne où je travaillais, je discutais du cas clinique, objet du mémoire. Cela se passait tout simplement. Croyez-moi, cet échange enrichissant et encourageant pour moi n'était nullement protocolaire et n'avait strictement rien à voir avec certains contrôles sauvages d'aujourd'hui dont la visée première est la transgression, donc un passage à l'acte délibéré, de part et d'autre pour exclure le Tiers psychique.
Une fois admis à la Société comme membre adhérent, j'étais sollicité par Leuba, qui travaillait également à Sainte-Anne, pour assister à son contrôle collectif qui avait heu chez lui.
Par besoin d'écoute et d'échange j'avais même rapporté un cas clinique (pas celui du mémoire).