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L'agir, agieren en allemand, est un terme d'origine latine qui n'est pas courant dans la langue allemande mais que Freud emploie volontiers; I' « agir » est une traduction assez fidèle à laquelle J. Rouart a essayé de se tenir. D'autres préfèrent la traduction « passage à l'acte » qui a fait fortune en psychiatrie, mais elle suppose le « passage » d'un état à un autre état, par exemple d'une idée à un acte, que n'implique pas forcément l'agieren. M. et R. Perron trouvent cependant que 1' « agir » a une connotation un peu trop phénoménologique et impliquerait l'affect, l'expérience intime, ce qui est ressenti dans l'action. J. Laplanche et J.-B. Pontalis donnent leur faveur à la traduction « mise en acte », et les auteurs anglo-saxons proposent le terme d'acting out qui, indiquant une extériorisation, a réuni les suffrages d'une grande majorité de psychanalystes; J. Rouart, se méfiant de la trop grande diffusion, voire de la dilution de ce dernier terme, préfère le réserver aux actings out de transfert proprement dits, dans lesquels l'agir se substitue au souvenir; mais le transfert lui-même s'enracine dans l'acte puisque Freud parle d' « acte de transfert », ce qu'il en écrit dans Remémoration, répétition, élaboration va dans le sens d'une actualisation plus que d'un acte : actualisation du transfert comportant un déplacement des affects sur la personne de l'analyste, aussi bien dans le domaine verbal que dans celui d'éventuelles mises en actes qui font tous deux référence à ce transfert.
Comme son nom même l'indique, toute pulsion « pousse » vers un