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Le thème proposé : « Passage à l'acte dans la cure et hyperactivité dans la vie » suscite des interrogations préalables. Déjà, celui de « passage à l'acte » par rapport à l'acting. Il y aurait, selon les auteurs du Vocabulaire de la psychanalyse, une connotation plus psychiatrique visant les actes impulsifs, violents, agressifs, délictueux, le sujet passant d'une représentation à l'acte délictueux proprement dit, sans référence à une situation transférentielle. C'est pourquoi le terme d'acting out, issu de l'anglais, conviendrait mieux en ce qui peut se jouer dans la cure.
Malgré son caractère impulsif, voire compulsif, « il désignerait les actes relativement isolables, en rupture avec les systèmes de motivations habituelles du sujet, prenant souvent une forme auto- ou hétéro-agressive, mais où le psychanalyste pourrait y voir le masque travesti de l'émergence du refoulé, souvent en connexion avec le transfert, ou comme tentative de le méconnaître par décharge à l'extérieur, mais gardant des liens avec lui »1.
La plupart des auteurs insistent sur leur caractère pulsionnel, voire de décharge instinctuelle, court-circuitant à ce moment le suspense de l'action immédiate par le fonctionnement mental qui permettrait une médiatisation par les pensées et une adéquation de sa finalité.
Cette décharge, indexée au mouvement processuel de la cure, aurait comme origine la non-maîtrise d'un trop-plein d'excitation d'origine exogène et issue de la réalité externe (encore faut-il comprendre ce trop-plein d'excitation par rapport à la structure du sujet), ou d'origine endogène. Dans ce cadre, la poussée pulsionnelle non, ou mal contre-investie et