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Les conséquences, à l'adolescence, de l'accession à la génitalité sont bien connues, remaniant profondément la problématique œdipienne, mais, cette fois, avec une proximité manifeste de la menace et de la réalisation incestueuse et parenticidaire, tandis que la problématique phallique-châtré fait place à la découverte du vagin. Parallèlement, l'adolescent a à faire le deuil des objets parentaux et de leur idéalisation, de la bisexualité, d'un certain rapport à soi, au monde et aux autres. Peut-être vaudrait-il mieux parler de réaménagement que de deuil, à partir de la crise qu'implique un tel changement, sauf lorsque ce dernier se déroule sur un mode progressif et moins spectaculaire.
De toute façon, la dimension de l'après-coup s'avère ici fondamentale, encore qu'elle implique certaines conditions, et notamment déjà une organisation très précise de la psyché où prédomine le refoulement plutôt que le clivage et où a pu antérieurement se structurer une névrose infantile. Même alors, le paradigme d'Emma s'avère plus un modèle métapsychologique qu'une figure clinique aisément repérable. Les productions de la psyché évoquent plutôt une émulsion (A. Green), sorte de mixture de liquides, de nature et de densité différentes, se mélangeant de façon temporaire avant que chaque liquide reprenne sa place. D'où la mouvance, la labilité du fonctionnement mental où nos repères habituels ne s'avèrent pas nécessairement congruents et en tout cas articulables avec ceux utilisés à propos de l'enfant ou de l'adulte, tandis que bien souvent s'observe une confusion de plans où le repérage de l'inconscient et l'établissement de la communication s'exercent selon des modes non nécessairement ou habituellement utilisés en d'autres temps. Ainsi, les mots, parfois, ne recouvrent que du vide ou, au contraire, « sont entendus et éprouvés avec une charge et une saveur de présence absolue » (Pasche), les sublimations apparaissent