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Le livre de Masson aurait pu réveiller puisqu'il s'agit « du renoncement de Freud à la théorie de séduction »… je crains qu'il conforte la vulgate, enrégimente un peu plus les doctrinaires de la « doctrine de la psychanalyse » et non de la psychanalyse, comme je crains qu'il endoctrine les présents et à venir doctrinaires de la doctrine antipsychanalyse.
La stratégie de l'auteur ressemble à un plaidoyer pro domo. C'est dommage car il a eu raison de soulever ce lièvre. Je fais confiance aux documents apportés, mais moins à leur interprétation ou à leur mise en perspective. Je ne suis pas en accord avec la lâcheté non psychanalytique des ayants droit; je ne suis pas en accord avec ceux qui penseraient que ce ne serait pas de la psychanalyse que de poser la question du traumatisme et de la séduction réelle.
La théorie de la séduction « originaire » établie par Freud après renoncement à la théorie de séduction réelle rassure tout le monde en occupant tout le monde (nous avons tous été des enfants). Le déterminisme du fantasme originaire rassure tout le monde puisque cela devient une doctrine. Le traumatisme réel innocentait apparemment l'enfant et accusait le parent « traumatique ». Il fallait donc que l'enfant soit coupable « sexuellement » même dans sa prématuration — même et surtout, car nos épistémologues de service nous ont bien montré et défini que dans le fantasme originaire il ne s'agit pas encore de « sujet » — (de sujet responsable) cf. « On bat un enfant » — tout ceci, bien entendu, en oubliant le drame du langage de cette pensée quasi gnomique où tout est en interaction (enfant - parent - pulsion - langage).
Nous naissons « coupables » d'être sexuel - présexuel, mais quand même innocents puisque ce n'est pas le « sujet » qui se sait sujet. Est-ce bien cela la réflexion de Freud, le sens de la mise à l'écart du traumatisme réel?
Certainement pas. Je ne vais pas entreprendre ici une démonstration sur la vérité de la question d'un psychisme dissocié du réel — à tou