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I) Sigmund Freud présenté par lui-même, Œuvres de Sigmund Freud — traductions nouvelles — NRF, Gallimard (Connaissance de l'Inconscient, J.-B. Pontalis).
Une nouvelle traduction de ce que nous connaissions et intitulions Ma vie et la psychanalyse (trad, de Marie Bonaparte).
La traduction est de Fernand Cambon; agréable, variée, riche et me paraissant rendre compte de l'écriture de Freud.
J'ai simplement tiqué sur « énamoration » (p. 95) qui sent le pot d'échappement du carburant lacanesque… « l'énamoration sexuelle et sublimée qui peut aller jusqu'au sacrifice de soi » n'est pas du Freud. Trop sophistiqué! Enamouré est une forme vieillie de tomber amoureux. Enamoration est quasiment un néologisme et, bien entendu, selon les perspectives délicieusement phonétiques, il faut alors entendre « Haine-amoration ». Dieu que c'est joli!
Freud utilise rarement, à ma connaissance, l'archaïsme et le néologisme — le « haut allemand ». Enfin… bref!
Donc, avec des notes, une bibliographie, un index, les deux textes de Freud « Sigmund Freud présenté par lui-même » et le « Post-scriptum » font un ensemble d'une présentation française remarquable.
A noter que « la question de l'analyse profane » abordée par Freud dans le « Post-scriptum » est détachée de cet ensemble, contrairement à l'habitude, mais conformément au vœu de Freud lui-même (cf. le même Post-scriptum). Je ne vais pas me permettre de discuter ce texte, ce serait ridicule.
Jamais l'écriture de Freud n'avait été aussi simple, directe et forte sur l'entrelacement indissociable de sa vie et de la psychanalyse. On est loin du dogmatique Abrégé!
C'est du « grand » Freud, avec évidence. Freud nous met en garde, nous ses successeurs, de pratiquer une dissociation entre sa vie, lui-même et la psychanalyse. Je veux dire qu'on doit continuer à parler de la psychanalyse, mais non de lui, en tant qu'individu séparé de la psychanalyse.
Cet « héritage » a été oublié, controuvé et on continue toujours à disséquer le cadavre de Freud pour expliqu