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A partir du texte : « Grande est la Diane des Ephésiens »1
Tout voyage est un pèlerinage où l'on retrouve, en face d'un certain réel et grâce à un déplacement, des souvenirs que l'on a créés et que l'on élabore secondairement. Ainsi d'Ephèse où il est conseillé d'emporter de surcroît le texte de Freud.
Il n'est pas difficile d'imaginer dans l'Arcadiane, cette rue qui partait d'un port maintenant comblé pour aboutir au grand théâtre, Paul suivi de ses disciples entrer dans la synagogue puis, les frères étant reniés et le lieu sacré lui étant interdit, enseigner non loin de là dans l'école du philosophe Tyranius. Il prêchait d'une parole pleine — dans l'hébreu de ses pères en effet le verbe n'est pas le même qui désigne une parole miséricordieuse et une parole lourde d'allégation morale — s'écriant que « les Dieux sortis des mains de l'homme ne sont pas une divinité», s'insurgeant contre les orfèvres qui vendaient, comme à Lourdes ainsi que le reprendra plus tard Freud, des reproductions en argent du temple de Diane. Il y avait, à ce faire, quelque danger et Démétrius le perçut bien, lui, un marchand qui réunit les autres commerçants en leur disant que bientôt leurs employés seraient