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Les fondations de la psychohistoire, c'est-à-dire de la science de la motivation en histoire, livre paru aux Etats-Unis en 1982, comporte dans sa version française les seuls chapitres 1, 2, 3 et 6 du premier. Il s'agit du groupement des écrits datant des années 74 à 79. Ils traitent respectivement de l' « Evolution de l'enfance », de l' « Indépendance de la psychohistoire », de la « Formation de la personnalité américaine par la psychodifférenciation » et « Des fantasmes de groupe historique (FGH) ». L'auteur, né en 1932 à Detroit, fait état de sa multidisciplinarité (de la psychanalyse aux statistiques, en passant par l'histoire et la sociologie).
Pour situer l'œuvre, J.-M. Bizière, après une présentation des étapes de l'exploitation psychanalytique en histoire, « Ce monde que l'on croyait perdu » (p. 7-36), apprend au lecteur la création de cours de psychohistoire dans de nombreuses universités américaines et d'un groupe pour « The use of Psychology in History » affilié à l'American Historical Association, créé en 1980. En Lloyd de Mause, J.-M. Bizière reconnaît le courant le plus psychanalytique et un dynamisme qui en a fait l'éditeur du Journal of Psychoanalytic Anthropology, ainsi que l'animateur de l'Institut of Psychohistory et d'une association internationale.
Ainsi Lloyd de Mause tente-t-il de répandre sa conviction née de sa tentative d'identification avec les acteurs de l'histoire, histoire de la psyché réduite aux motifs purement personnels d'un homo relatens plutôt que economicus ou politicus. Cet homo relatens est qualifiable en termes de psychoclass au prorata de l'enfance qu'il eut: Avec son histoire de l'enfance, l'auteur étudie « un cauchemar dont nous n'avons que récemment commencé à nous éveiller », et dont il se saisit en posant la question lapidaire suivante : « Comment chaque génération de parents et d'enfants produit-elle les problèmes qui constitueront les drames agissant dans l'arène de la vie publique ? » (p. 155).
Bien que l'auteur ne pèche