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Notre collègue, Jacques Mynard, membre de notre Société depuis 1965, est né à Paris le 2 août 1924, d'une vieille famille française de militaires et d'avocats, originaire du Bourbonnais. L'un de ses ancêtres, Jean-Baptiste Mynard, était au XVIIIe siècle, avocat et avait assisté l'avocat Desèze chargé de la défense du roi Louis XVI pendant son procès. Le père de Jacques Mynard était officier, membre du premier réseau de Résistance créé pendant l'occupation et il associa son fils, adolescent, en tant que courrier, à ses activités de résistant.
Le jeune homme avait eu, semble-t-il, une enfance assez libre, entre son père, militaire de carrière mais d'esprit pas du tout militariste, et sa mère, une de ces femmes dont on dit qu'elles ont une forte personnalité. C'est ainsi qu'il avait appris de très bonne heure à monter à cheval et à tirer et qu'il devint par la suite un sportif accompli, pilote d'avion, excellent skieur, 2e dan de judo et ceinture noire de karaté. Il choisit de faire des études de médecine en raison, par ailleurs, d'un puissant besoin d'aider son prochain, idéal qui resta l'une des constantes de sa personnalité et de sa vie. Interne des hôpitaux de Paris, il fit, à l'hôpital Foch, une spécialisation d'ORL et d'ophtalmologie, et s'installa en 1953, avec cette double spécialité, à Gien. En même temps que chirurgien opérant à l'hôpital, il travaillait aussi à son propre cabinet, devenu plus tard une clinique d'ORL. Il connut une remarquable réussite professionnelle; très apprécié et réputé dans toute sa région, il possédait une grande habileté opératoire.
Mais cet homme actif, courageux et entreprenant, à l'intelligence rapide et incisive, avait aussi des côtés très sensibles. Il avait fait un baccalauréat de philosophie et gardé une grande curiosité pour tout ce qui touche à la vie psychique et aux recherches spirituelles. Au cours d'une riche existence, il fréquenta Lanza del Vasto et Krishnamurti. Ces tendances l'amenèrent à l'analyse et, depuis Gien, il