You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Avoir choisi pour titre de ce rapport « Le langage dans la rencontre entre l'enfant et le psychanalyste » appelle quelques commentaires.
C'est d'abord marquer les limites de ce travail puisqu'il ne s'agira pas ici, fût-ce par le biais de l'enfant, de confronter une nouvelle fois psychanalyse et linguistique. Nous avons deux raisons pour cela. L'une d'opportunité, puisque P. Luquet discute dans son rapport de certains aspects de ces questions, notre collègue traitant en outre du point de vue psychanalytique sur le développement du langage chez l'enfant. L'autre raison est limitative en elle-même. Toute approche linguistique bute à un moment ou un autre sur l'extralinguistique que vise la psychanalyse, c'est-à-dire sur la pulsion1. Par ailleurs, si on se place du point de vue des troubles du langage chez l'enfant, la systématisation de ceux-ci impliquerait nécessairement une théorie de l'évolution normale du langage et de son acquisition, aspect de la question sur lequel linguistes et psycholinguistes sont d'accord pour en souligner la difficulté2. Le psychanalyste rencontrera donc ce qui va du « corps au code »3 et, ce qui est complémentaire, la représentance4 c'est-à-dire représentations de choses, de mots et représentants d'affects.
Il ne s'agira donc pas ici de traiter de « l'objet » langage, cette sorte de troisième réalité5, dans la rencontre entre l'enfant et le psychanalyste, mais de la rencontre de ces derniers par la médiation du langage. Le langage comme médiateur, avec le jeu — dans toute la polysémie du terme — que cela implique6. Ensuite, nous avons voulu ne pas limiter, cette fois, le thème