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« D'une langue morte l'autre prend vie »
Le jour pousse la nuit
Et la nuit pousse le jour
D'une obscure ombre…
« C'est une chaîne étreinte. »
Les deux rapports importants de M. Ody et de P. Luquet sur le langage nous invitent à penser le travail de symbolisation au sein de l'échange analytique et les difficultés auxquelles les deux protagonistes de cet échange sont soumis lorsque sont mises èn cause l'activité de pensée et l'activité de langage. Ces deux rapports sont complémentaires par lern accent respectif sur la clinique et la théorie, et nous aimerions partager avec eux les « pensées » qui nous sont venues à la lecture de leurs travaux, et contribuer à l'enrichissement de notre « langue commune ».
Le travail de P. Luquet permet de situer l'ensemble de l'appareil psychique dans son intention symbolisante en y reconnaissant différents niveaux de formation signifiante tant du point de vue topique, dynamique qu'économique. Le mouvement général du point de vue du contenu de la représentation s'établit selon lui du plus polysémique au plus distinctif. Par rapport à ses travaux antérieurs son apport ici se situe au niveau d'une réélaboration du concept de préconscient au sein duquel il distingue entre métaprimaire et métaconscient.
Le métaprimaire permet en effet une secondarisation partielle des représentations inconscientes en les dotant d'une forme stabilisée. Le métaconscient en revanche définit un mouvement inverse qui depuis les