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« Il y a dans chaque mot un point où cesse le pouvoir et au-delà duquel commence l'expérience de ce qui, justement échappe au pouvoir. Cela revient à dire qu'en chaque mot, nous pouvons éprouver l'interdit et sa transgression: en chaque mot, notre mort et la mort du mot, mais aussi le NON qui les brise. »
J'essaierai d'aborder le thème de ce Congrès, très travaillé par la vaste recherche de P. Luquet en m'appuyant sur les deux premières séances du cas de l'Homme aux rats: la première publication d'une analyse structurée par la formulation explicite de la règle fondamentale comme condition principale — ce sont les termes de Freud1 — du traitement.
Je ferai une première remarque sur la règle: elle élimine dans sa formulation tout un ensemble de principes implicites dans la situation courante d'échange verbal. Habituellement on fait le tri, pour dire ce qui paraît à propos, important ou sensé par rapport à la situation, à l'échange codé qui va se dérouler, en faisant des hypothèses plus ou moins projectives sur l'interlocuteur, qu'on régule d'ailleurs en voyant un peu la têe qu'il fait.
1907, la règle a été mise au point au croisement de l'auto-analyse de Freud et de son expérience clinique en tant que renoncement à la suggestion. C'est un engagement de sa part, une position de sujet pour Freud d'abord séduit par l'hypnose.
Dès que Freud lui communique la règle, l'Homme aux rats dit qu'il a un ami, un docteur, qu'il va toujours trouver lorsqu'il a une impulsion