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Le transfert ne fait pas partie des instances métapsychologiques. Il traduit le mouvement, la mise en acte de l'inconscient et c'est rétrospectivement que nous pourrons rendre compte de son destin.
Conçu comme butée sur l'actuel et comme faculté de qui-pro-quo, le transfert se conçoit à la fois comme prédéterminé et surdéterminé par sa rencontre avec la personne de l'analyste. Une redistribution des valeurs peut s'ensuivre qui spécifie alors un destin.
Une casuistique des destins du transfert s'appuie sur la considération d'une seconde « tranche » en regard d'une première et vice versa, sur les limites de son champ, sur sa négativité éventuelle, enfin sur sa problématique sublimation. Dans tous les cas on ne saurait conclure à sa liquidation ni à sa neutralité (l'étymologie de « neutre »: nec uter c'est-à-dire: sans alternative, stigmatise l'antipode du transfert). Enfin le destin du transfert doit être distingué du destin de l'analyse.