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Il est vrai que l'identification, selon la définition originelle de Freud, doit être distinguée de l'imitation, mais il est vrai aussi que, du fait de l'élaboration longue et laborieuse du concept d'identification, le rapport de celle-ci avec l'imitation et le concept lui-méme d'imitation ne sont pas encore assez clairs. L'imitation semble être un élément essentiel de la structure de l'identification, comme l'introjection, mais elle exprime une disposition fondamentale à l'égard de l'objet, qui devrait être distinguée de celle de l'introjection. Imiter, non seulement ne veut pas dire intro-jecter, mais peut être une façon de se défendre contre l'angoisse provoquée par les conflits intro-jectifs, môme si cette défense peut entraîner à son tour des tableaux pathologiques plus sévères. Dans le processus de l'identification, imitations et introjections sont fondues au service des buts de l'adaptation et du principe de réalité.
Au plan théorique et clinique une reconnaissance adéquate des imitations aide à clarifier le concept d'identification et à mieux repérer ses aspects pathologiques. Certaines formes au moins, habituellement désignées comme différents types d'identification, peuvent par exemple être mieux décrites comme différents aspects pathologiques de celle-ci, et les processus mentaux élémentaires qui sous-tendent certains aspects pathologiques somatiques peuvent être mieux compris.