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La question du traumatisme est présente tout au long des travaux de Freud; de leur lecture, il ressort qu'il a organisé ses théories sur le trauma, à partir de trois axes de réflexions: la séduction (de la séduction sexuelle à la séduction maternelle précoce) qui en serait la cause; le point de vue économique qui le définit par ses effets; enfin, l'absence de la mère et, de ce fait, l'état de détresse qui en est le prototype.
A la suite de l'importance donnée par Freud en 1926 aux situations traumatiques associées à l'angoisse de perte, un certain nombre d'auteurs ont centré leur conception du traumatisme autour de la problématique du narcissisme. L'évolution de la pathologie des patients, en relation avec des deuils ou des blessures, a conduit à la notion de trauma narcissique et à une interrogation sur les premiers temps ainsi réactivés: est-ce le temps de l'originaire, celui de la constitution du Moi et des vicissitudes de l'environnement primaire? (d'où la notion d'avant-coup du traumatisme); est-ce le temps de l'infantile lié à l'effet désorganisateur de certains vécus? Questions auxquelles l'analyste ne peut pas toujours répondre, mais qui l'amènent à penser le traumatisme et à en proposer des théories.