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L'article considère que le traumatisme réside dans la structure formée par le sujet et son objet. Ainsi, l'isolation ou la dissociation typique de l'obsessionnel est analysée du point de vue de sa relation avec sa mère. La satisfaction précoce, essentiellement orale, du désir du futur obsessionnel par une mère déprimée ou dépressive, semble enclaver dans l'inconscient le représentant de l'affect et lui barrer la route vers sa liaison éventuelle avec le langage. Il en résulte un discours obsessionnel défensif, sous-tendu cependant par une valorisation magique de l'agir (un « faire paradoxal ») mais aussi par l'onirisme et par l'importance accordée à l'image, à la motricité, etc. Une relecture de « L'Homme aux rats » et du Journal d'une analyse, ainsi que deux cas cliniques rapportés par l'auteur de l'article illustrent cette hypothèse. Une technique spécifique de l'interprétation analytique s'impose dès lors, attentive aux expressions sémiotiques translinguistiques chez l'obsessionnel.