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Certains patients psychanalytiques hyperbolisent une forme particulière de la recherche de l'objet. Dans le travail avec eux et dans notre analyse de certains aspects de la culture occidentale, je crois que nous pouvons isoler les vestiges de l'expérience la plus précoce de l'objet chez l'adulte La première expérience de l'objet chez l'enfant est plus un processus qu'une chose per se. mais l'enfant, perceptuellement, identifie son expérience de l'objet (une expérience de transformation psychosomatique) avec l'objet maternel. A cause de cela, j'ai nommé le premier objet « objet transformationnel » car je veux l'identifier avec l'objet en tant que processus, liant ainsi notre notion d'objet avec la connaissance subjective qu'en a l'enfant. Avant que la mère soit vue par l'enfant comme un objet complet, elle a déjà fonctionné comme une source de transformation ; puisque la subjectivité naissante de l'enfant est presque complètement l'expérience de l'intégration du moi (cognitive, libidinale, affective), le premier objet est identifié avec les altérations de l'état du moi. Cette expérience du moi reste inconsciente chez l'adulte qui la revit moyennant la recherche constante d'un objet transformationnel : un nouveau partenaire, une forme différente de travail, une nouvelle acquisition matérielle, une idéologie ou une croyance. Le plus vif souvenir de la première relation d'objet a lieu au moment esthétique, lorsque la personne se sent en rapport étroit avec l'objet esthétique. De tels moments sont remarquables pour leur évocation du souvenir affectif de la première relation d'objet. Il est important pour les psychanalystes de comprendre que le processus et la situation psychanalytiques invitent le patient à se souvenir de la première relation d'objet ; donc, l'attente du patient, c'est-à-dire que l'analyste joue une fonction transformationnelle, n'est pas nécessairement un désir ni une résistance à l'analyse mais, de fait, elle peut être la réponse du patient à l'invitation régressive de l'espace psychanalytique.