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En cette armée du 50e anniversaire de la mort de Freud, on ne pouvait souhaiter plus éclatant témoignage de la pérennité et de la vitalité de l'œuvre freudienne que votre présence si nombreux à ce Congrès. Cette année 1989 sera aussi celle d'un Congrès de l'Association internationale consacré aux « bases communes de la psychanalyse ». Le choix de ce thème exprime sans aucun doute un besoin actuel de la communauté analytique de tous les pays de se recentrer dans une définition plus claire et plus rigoureuse de son identité, face aux risques non négligeables d'une dilution de sa théorie et de dévoiements de sa pratique. Pour ce qui nous concerne ici, en tant que communauté plus restreinte, puisque limitée aux psychanalystes d'expression française, nous nous trouvons certes confrontés aux mêmes risques et porteurs des mêmes exigences ; mais nous avons le grand avantage de bénéficier des liens étroits qui se sont créés entre nous. Entre nos Sociétés de Psychanalyse des pays francophones, et par extension des pays romans, il existe certes des liens naturels, favorisés par la proximité géographique, par notre communauté culturelle au sens le plus large ; mais au-delà de ce « destin symbolique » qui nous réunit, ces liens se sont tissés au cours de plusieurs décennies, par la régularité de nos échanges, et souvent tout simplement par l'amitié. Je ne peux ici manquer de rendre hommage à l'inlassable travail accompli par Pierre Luquet pour que soient maintenus et développés de tels liens.
Ainsi, pour ouvrir ce ILe Congrès, je tiens avant tout à remercier les présidents ou délégués des Sociétés composantes des Congrès de Langue française des Pays romans de leur présence ici et de leur fidélité : Sociétés belge, canadienne, espagnole, italienne, portugaise, suisse, Association psychanalytique de Madrid, sans oublier bien sûr la plus proche, l'Association psychanalytique de France. Je remercie également les participants venus d'autres pays, soit délégués par leur Société, soit à